Extraction
L’accès à l’exploitation souterraine de LaRonde se fait par le puits Penna de 2,2 kilomètres de profondeur, à notre connaissance le puits à remontée unique le plus profond de l’hémisphère occidental.
Depuis 2006, nous avons foncé un puits interne de 835 mètres (puits n° 4) à 50 mètres seulement du puits Penna pour accéder à du minerai plus en profondeur, dans le cadre du projet de prolongement de LaRonde.
Deux méthodes d’extraction sont utilisées : le rabattage longitudinal avec remblai cimenté, et l’abattage transversal par chambre vide avec remblai cimenté et non cimenté. Les tonnages quotidiens proviennent de différents horizons miniers situés entre les niveaux 98 et 242, dont plus de 40 % se situent au-dessous du niveau 215 (plus de 2 kilomètres au-dessous de la surface).
Traitement
L’usine de traitement de LaRonde a une capacité journalière de 7 200 tonnes de minerai, et cette capacité a été augmentée cinq fois depuis le démarrage de l’usine en 1988. En 1999, plusieurs modifications ont été apportées et celles-ci comportaient entre autres l’ajout d’un nouveau système de traitement du minerai grossier, un nouveau broyeur semi-autogène SAG, et un circuit de flottation du zinc, et des augmentations de la capacité des circuits de flottation du cuivre et des métaux précieux.
Depuis 2008, un concentré de pyrite provenant de la mine Goldex est transporté par camions jusqu’à LaRonde pour être traité dans une installation de cyanuration spécifique de 150 tonnes par jour. Le concentré traité passe alors dans le circuit existant Merril-Crowe de LaRonde, et l’or récupéré est consolidé avec les métaux précieux de la mine LaRonde.
Une installation de traitement de 1 500 tonnes par jour réservée au traitement du minerai transporté par camions de la mine voisine Lapa est entrée en exploitation en 2009. Les concentrés provenant des circuits de gravité et de lixiviation de Lapa sont envoyés à l’affinerie de LaRonde pour produire des barres d’or argentifère.
Traitement de l’eau
Une usine de traitement biologique de l’eau a été mise en service en 2004 afin de remédier au problème d’accumulation de thiocyanate qui causait des problèmes de toxicité dans le parc à résidus à LaRonde. Cela était attribuable au fait que le minerai de LaRonde contenait une forte teneur en soufre et que l’eau de procédé était recirculée à 90 %. L’usine utilise des bactéries pour oxyder et détruire le thiocyanate, et élimine le phosphate de l’eau avant qu’elle ne soit déchargée à l’effluent final. Après une série d’ajustements, l’effluent est demeuré non toxique depuis 2006.